Ses statuts mentionnent trois fondateurs : la société anonyme ‘Cockerill Sambre’, la société anonyme P.A.G.E. (Propreté Assainissement Gestion de l’Environnement) et l’ASBL ‘Carolorégienne de Développement et d’Aménagement de Nouveaux Emplois’. Marquée à chaud par le déclin de la sidérurgie wallonne, la création de Retrival trouve à Charleroi une fonction à la fois symbolique et opérationnelle. ‘Les premières activités de l’entreprise sont en effet orientées vers le démantèlement de sites et la gestion de leurs déchets’ explique Damien, co-gérant depuis 2015. ‘La coopérative est alors fondée dans un contexte d’adhésion à un manifeste européen contre l’exclusion sociale qui a pour objectif de gérer au mieux le passif social et environnemental du déclin de la sidérurgie.’ A cet égard, signalons la mention ‘à finalité sociale’ que la SCRL est la 4e à porter sur les fonts baptismaux en Wallonie.
Retrival fonctionne pendant une quinzaine d’années sur cette base métiers de curage et de gestion des déchets, et participe à la création de Retrimeuse, devenue coopérative de travailleurs en région liégeoise. En 2015, Damien Verraver rejoint donc Thibaut Jacquet dans l’aventure, rachat des parts des entités fondatrices à l’appui. ‘Nous avons à l’époque bénéficié d’un accompagnement financé par la Fondation Roi Baudouin afin de gérer au mieux cette transmission assortie d’un management à deux-têtes. Nous avons également analysé notre structure de revenus afin de revoir notre modèle économique et notre stratégie. A l’époque, quatre clients principaux représentaient 70% des revenus, un risque pour le projet. » Retrival prend conscience du besoin de se diversifier tandis que le démantèlement industriel, largement amorcé, offre de moins en moins de possibilités.