Elle s’appelle depuis 2020 BAC, pour Brasserie d’Arlon Coopérative, un acronyme prédestiné s’il en est. Elle nomme ses bières d’un Ara décliné, mais ne lui parlez pas d’ajouter de la menthe à ses précieux breuvages : le perroquet est d’un temps où l’artisanat brassicole n’avait pas encore pris son envol. A la Brasserie d’Arlon Coopérative, on brasse avec soin, et des valeurs. « C’est un projet qui est vraiment porté par une bande de copains. » explique Jean-Philippe, président bénévole de son Organe d’Administration. « Son ADN est collectif. On le veut local, durable, participatif, socialement responsable, itératif aussi. Ici, on fait en essayant, avec le droit à l’erreur. »
Blondes, brunes, blanches, ambrées, entre classiques et brassins éphémères : les bières de la BAC se composent d’ingrédients sélectionnés avec toute l’attention d’une entreprise qui promeut le circuit court. « En 2025, nous avons même pu produire une ‘harvest’ avec la première récolte de notre propre houblonnière. Nous confectionnons une IPA avec du houblon européen, là où la tendance est plutôt à l’américain. C’est un vrai défi pour nous car le marché est hyper compétitif, les coûts de production (énergie, matières premières) ont fortement augmenté ces dernières années et la tendance des jeunes générations n’est pas à la consommation d’alcool, que l’on souhaite évidemment modérée. »