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Article 23, une approche de la santé mentale par le droit au travail

Inspiration

© Article 23
Association liégeoise créée en 2002, Article 23 est l’un des maillons de la chaîne construite au milieu des années 80 au départ de l’ASBL Revers, développée ensuite au sein des Expériences du Cheval bleu. Avec un fil conducteur : une psychiatrie démocratique en milieu de vie.
  • Son nom renvoie au vingt-troisième article de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, adoptée le 10 décembre 1948 par les 58 États Membres qui constituaient alors l’Assemblée générale de l’ONU : « Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage. » L’histoire d’Article 23 est quant à elle marquée par l’influence d’un courant de la psychiatrie qui se déploie notamment dans un hôpital de Trieste, dans le nord-est de l’Italie, sous l’impulsion de Franco Basaglia. « Ce directeur nouvellement promu veut changer l’hôpital, organisé de manière très compartimentée. Par genre, par pathologie. » explique Jean-Michel Stassen, depuis vingt ans à la tête de l’ASBL liégeoise. « Elu de la gauche radicale, il conduit une loi qui vise à désinstitutionnaliser la psychiatrie, pour l’amener dans la Cité. On parle alors d’une alter-psychiatrie, intégrée dans la ville et ses quartiers, avec des moyens réaffectés aux services médico-sociaux dans une vision plus systémique et inclusive. »  Courant des années 70, la santé mentale devient l’affaire de tous.

    Alternative aux courants antipsychiatriques, cette approche émerge à Lille, Birmingham, mais aussi à Liège, appuyée par une réforme sectorielle qui déplace le financement au lit vers celui d’habitations protégées. « L’optique est de soigner dans la communauté, le milieu de vie, avec une visée pluridisciplinaire. L’hôpital descend de sa colline, au propre comme au figuré, pour s’implanter dans la ville. Dans notre écosystème associatif, Revers porte cette démarche et crée douze places d’accueil. » Arrive ensuite une idée : appuyer le mieux-être de ces usagers fragilisés par une remise en mouvement qui passe par l’emploi. Des activités se mettent en place, portées par le personnel médico-social : on rénove un bâtiment, on cuisine. « Cela fonctionne, mais c’est en revanche inopportun pour les travailleurs de porter ces différentes casquettes métier. On crée alors les services d’insertion que l’on connaît maintenant, dont la palette est élargie par une opportunité de financement du Fonds Social Européen début des années 2000, et qui sont réunis dans les Expériences du Cheval bleu, équidé symbole de cette alter-psychiatrie. » Aide et soins, culture, éducation permanente, insertion socioprofessionnelle : le Cheval bleu Marco Cavallo combat la souffrance par une approche globale où l’usager redevient acteur de sa vie. On est bien loin du nid de coucou.

  • © Article 23
  • Chez Article 23, le projet professionnel vient renforcer le projet de soin. « Nous sommes un intervenant de 2e ligne, qui est sollicité quand le bénéficiaire est jugé prêt à avancer vers l’emploi, en collaboration avec les agents d’insertion et les services médico-sociaux de 1e ligne, dans une vision à long terme. » On y rentre par trois portes d’entrée différentes et complémentaires : des ateliers d’insertion à vocation collective, un accompagnement plus individualisé vers l’emploi, un projet de logement (housing first). « Nos dispositifs sont variés et fonction des besoins des usagers. Parmi ceux-ci, on retrouve un financement comme centre d’insertion socioprofessionnelle qui nous permet de développer 3 micro-entreprises de formation par le travail actives dans le domaine du bâtiment, de la restauration (VolE au-dessus), et des arts graphiques (A l’est). » Annuellement, ce sont près de 250 personnes qui sont prises en charge par Article 23, dans des temporalités qui varient selon le dispositif. Partie émergée de l’iceberg, ces ateliers d’insertion permettent à 40 usagers équivalents temps plein de se former chaque année à un métier. A l’est y détonne par une créativité et une production unique dans le secteur de l’économie sociale : du beau, principalement textile et papier, dont la vertu première est un processus de création à dimension thérapeutique.  

  • © Article 23
    © Article 23
  • Un outil au service de la mission
    Chez Article 23, la place de l’usager est centrale, sa trajectoire vers un rétablissement – même fragile – marqueur de la réussite de l’action. « Nous ne nous préoccupons que très peu du diagnostic posé en amont. Schizophrénie, pathologie border line, etc. ou plus simplement burn-out… nous nous occupons des personnes qui rencontrent une difficulté de vie accrue dans cette société et qui nous sont adressées par l’un de la trentaine de services médico-sociaux avec qui nous travaillons étroitement. » Contrairement à ce que l’on pourrait penser, Jean-Michel ne jette pas forcément un regard négatif sur l’évolution sociétale et ses conséquences sur le bien-être psychologique des gens. « On vient d’une situation où on parlait de ‘personnes psychiatrisées, notion qui a évolué vers ‘santé mentale’, ce qui a permis d’ouvrir le spectre et de reconnaître beaucoup plus largement les maladies qui y sont associées. On ne cache plus les gens, les maux, et on les prend mieux en charge, de façon intégrée. Je ne brosse évidemment pas un tableau idyllique et léger : un grand nombre de personnes est en souffrance, les médecins spécialisés en pénurie, et nous sommes confrontés à des files d’attente. Les services sont saturés et notre choix systématique est de nous occuper de celles et ceux qui sont vraiment au plus bas. Mais nous voyons les effets de nos actions, l’impact positif sur l’image de soi de nos bénéficiaires, sur leurs proches, et cela nous permet de garder la foi. »

    Alors que la réforme du chômage entre dans sa phase transitoire et que les financements des acteurs de l’insertion socioprofessionnelle sont revus à la baisse, augurant d’une augmentation de la fracture sociale, Marco Cavallo continue à déambuler dans la ville, d’un pas désaliéné seulement freiné par la nécessaire vigilance que lui impose notre temps.

    En savoir plus : article23.eu

     

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