Une voie entrepreneuriale reconnue, après trente ans d’existence
Le nom de la fédération, dérivé du latin coop et operis, signifie « faire œuvre commune ». Il traduit l’ambition affichée par ses fondateurs : après près de trente ans d’existence en Belgique, faire de l’entreprise partagée et de la coopérative d’emploi une voie entrepreneuriale reconnue à part entière, plutôt qu’une somme d’initiatives dispersées.
Concrètement, ce modèle permet à des indépendant·es et salarié·es de développer leur activité en toute autonomie – prospection, clientèle, tarifs – tout en mutualisant la comptabilité, l’administratif, les assurances et la sécurité du revenu au sein d’une structure collective.
Sept structures fondatrices, une fédération ouverte au secteur
Cooperis réunit sept structures dès son lancement : Smart et les six coopératives du groupe DiES. Elle représente d’emblée 22.000 entrepreneur·ses pour un chiffre d’affaires consolidé de 207 millions d’euros. Elle est présidée par Jean-Olivier Collinet, administrateur délégué de DiES, avec à la vice-présidence Sylvie Marique, CEO de Smart. Les autres structures du secteur sont invitées à rejoindre la fédération.
« Pendant des années, chacune de nos structures a défendu son modèle de son côté. Avec Cooperis, nous ne défendons plus une entreprise : nous défendons une manière d’entreprendre, celle de milliers de personnes », commente Jean-Olivier Collinet, président de Cooperis.
« Depuis près de trente ans, nos coopératives démontrent qu’on peutêtre rentables, ne dépendre d’aucun subside, permettre ledéploiement de milliers de projets individuels sans qu’aucun deceux-ci ne porte seul la responsabilité d’une entreprise. Nous avonstraversé des crises économiques et épidémiques. Et nous voilàtoujours plus robustes dans un paysage économique morose. Pluspersonne ne peut le nier : nos modèles sont une solution indéniabled’autocréation d’emploi en toute sécurité. Il est grand temps quecette manière d’entreprendre soit pleinement reconnue », affirme Sylvie Marique, vice-présidente de Cooperis
Trois demandes aux pouvoirs publics
À l’occasion de son lancement, Cooperis a également formulé trois demandes aux pouvoirs publics : la reconnaissance légale de l’entreprise partagée comme modèle entrepreneurial, un accès égal aux aides économiques, et la pleine application de la notion européenne d’opérateur économique dans les marchés publics.
En se dotant d’une structure commune, les coopératives d’emploi belges espèrent peser davantage dans le débat public sur l’avenir du travail indépendant en Belgique.
Plus d’informations : https://www.cooperis.be/