Une réponse à deux défis
« La base de notre projet, c’est de trouver une solution locale et vertueuse à la problématique du textile, au service des acteurs de l’économie sociale. » Depuis ses débuts, IsoFabric s’est donc construit autour de l’économie sociale.
Christophe de Wouters, Adrien Liénard, Judith Van Parys et Éloïse Bastens, collègues au sein de la banque coopérative NewB, partageaient la volonté de poursuivre ensemble un parcours professionnel porteur de sens. Une discussion avec l’ancien directeur des Petits Riens, autour de la crise que traverse le secteur du textile, a servi de déclencheur. En Belgique, sur les 150.000 tonnes de vêtements jetées chaque année, 55.000 tonnes sont collectées par l’économie sociale, et seules 28 % recyclées. Comment soulager le secteur et augmenter les taux de recyclage, de manière éthique ?
L’équipe s’est penchée sur ce qui se faisait chez nos voisins. « On a opté pour un isolant en coton recyclé parce que ce procédé existait déjà aux Pays-Bas et en France. On savait que ça fonctionnait, sans devoir investir lourdement en R&D », explique Christophe de Wouters. Un choix qui leur a permis de développer rapidement des prototypes et de pouvoir se lancer aujourd’hui sur le marché. Un choix qui leur permet aussi de répondre à un autre défi de taille : la décarbonation de la construction.
À Bruxelles, le bâti représente plus de 50 % des émissions de gaz à effet de serre, contre 21 % en Wallonie. Les Régions ont donc mis en place des stratégies de rénovation pour réduire la consommation énergétique des logements et visent un PEB A en moyenne pour l’ensemble des logements belges d’ici 2050. IsoFabric sera au rendez-vous comme maillon concret de la solution.