À l’image de nombreuses métropoles, Bruxelles est vibrante, cosmopolite, foisonnante et traversée par de fortes inégalités. Près de 38 % de sa population court un risque de pauvreté ou d’exclusion sociale – un taux nettement supérieur à celui de la Wallonie (21 %) et de la Flandre (13 %). Monoparentalité, migration, précarité liée à l’isolement… Malgré la densité de son tissu associatif, certaines problématiques restent sans réponse adaptée. « On n’a pas tout résolu, ni tout couvert. Il reste des angles morts, et c’est précisément là que Fabruka veut intervenir : sur les besoins sociaux qui nécessitent encore des réponses nouvelles », explique Michel Van den Borne, coordinateur de Fabruka.
Six partenaires complémentaires
Bruxelles est un territoire complexe, en mutation permanente. Pour y agir, Fabruka repose sur l’alliance de six structures d’économie sociale : SAW-B, COOPCITY, EVA bxl, Crebis, Crédal et Financité. Ces six organisations fondatrices ont des expertises complémentaires, couvrant l’entrepreneuriat social, la recherche sur les inégalités, l’action sociale et le financement solidaire. Certaines travaillent au plus près des bénéficiaires, d’autres accompagnent la création et la consolidation d’entreprises d’économie sociale.
« L’un des grands avantages de cette mise en commun, c’est le réseau. Chaque partenaire active ses contacts et ses relations de confiance, et cela nous permet d’entrer rapidement en lien avec les professionnels de terrain, les collectifs citoyens, et les publics concernés », raconte Michel. Dès ses débuts, la fabrique peut donc s’appuyer sur un écosystème solide. Cette base facilite la mobilisation autour des groupes de travail et permet d’aller chercher des expertises variées.
Cette complémentarité permet également d’éviter l’écueil des initiatives menées en parallèle. « C’est en croisant les regards et en travaillant avec les autres acteurs que nous apporterons les réponses les plus pertinentes. On est convaincus que l’impact social est plus fort quand on construit ensemble », affirme Charlotte Martin, en charge de l’animation de territoire au sein de Fabruka. Grâce à la présence d’EVA bxl, partenaire néerlandophone, la fabrique peut lancer des dynamiques dans les deux langues officielles de la capitale.